Dans le texte
« Une guerre sans merci » de M.KADDACHE, le fait est contextualisé. La situation socio-économique en Europe et les considérations d’ordre politique internes ont été, pour l’auteur, les véritables causes de l’expédition française en Algérie. Dans le 1er paragraphe, l’auteur conteste les motifs que les Français avançaient (coup d’éventail) et donne d’autres qu’il justifie par des situations économiques, sociales et politiques. Le 2ème paragraphe montre l’aspect brutal et impitoyable de la guerre menée pour occuper le pays et soumettre le peuple algérien. Les faits, marqués par des dates (1842, 1884, 1885) sont étayés par des témoignages d’officiers français pour convaincre de la justesse du point de vue. C’est l’expression de ce point de vue, par des outils linguistiques et des procédés stylistiques, que le professeur travaillera avec la classe. Les deuxième et troisième textes (« Le bras de fer avec l’ordre colonial » de R.MALEK et le texte sans titre de M. YOUSFI) mettent en évidence l’analyse d’un fait par la mise en relation d’une situation propre à un pays à un moment donné (1945 et 1954) avec d’autres événements ayant eu lieu ailleurs (dans le monde). L’analyse relève, non pas de la narration des faits mais de l’établissement de relation entre ces faits, d’interrogations sur leur ressemblance, leurs causes, leurs conséquences, non pas uniquement sur le groupe social qui les a vécus mais aussi à l’échelle planétaire. Cet examen et cette réflexion sur le ou les événements est le propre de l’auteur et l’implique directement dans son discours. C'est-à-dire qu’il expose l’événement historique en y ajoutant ce qu’il sait de cet événement. La neutralité n’a plus de place dans ce type de discours puisqu’il transmet au lecteur la manière avec laquelle il voit le fait. Le dernier texte proposé (Les Algériennes et la guerre) de K. Taleb Ibrahimi peut servir à une synthèse de tout le travail sur l’objet d’étude. Le fait (en l’occurrence, la participation de la femme algérienne au combat pour l’indépendance en Algérie) est perçu par l’auteur dans sa projection dans l’avenir. C’est dire que l’Histoire n’est pas uniquement une succession de faits isolés ; ces faits sont en relation entre eux, s’expliquent par les rapports qu’ils entretiennent, se manifestent dans des conditions (sociales, culturelles, économiques ou autres) précises et agissent sur l’état de la société. Ce faisceau événementiel est le moteur de l’évolution sociale en général et de l’homme en particulier.

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