CHAPITRE

                                   

                                                                 CHAPITRE  2


 : LE DEBAT D’IDEES. Ce chapitre se compose de deux séquences. Séquence 1 : S’inscrire dans un débat :  convaincre ou persuader. Partant du principe que l’élève a déjà travaillé l’argumentation (en 1ère et en 2ème A.S.), nous l’orientons, à travers l’étude des textes proposés  dans le manuel, vers l’utilisation de cette argumentation dans une situation de communication définie inscrite dans un mode procédural précis (le débat) et un enjeu  spécifique : échanger ses points de vue dans le cadre d’une discussion sur une question, ou autre pour aider à la prise de décision. Il s’agit d’émettre un avis, une opinion en l’appuyant par des arguments pour convaincre de sa pertinence et de sa justesse. Il ne s’agit pas de convaincre pour s’imposer, encore moins de s’opposer pour s’opposer.  Cette dimension est illustrée par le texte «  Les O.G.M. en question » de C. Vincent, où à travers les différents articles qui le composent la problématique est clairement posée et les enjeux bien définis. Les productions écrite et orale renvoient particulièrement à ce domaine avec un recours à la boite à outils insérée en fin de séquence pour y puiser les connecteurs et les introducteurs nécessaires à la mise en forme de l’expression. Le deuxième texte « Hamid Serradj réunit les fellahs » de M. Dib, est un texte narratif, mais l’intérêt qu’il présente est qu’il permet aux élèves de stabiliser l’aspect procédural du débat. Les notions de réunion (déjà installée par le texte précédent), de modérateur, de discipline de groupe, etc.)  sont explicités et serviront au professeur et aux élèves de mieux gérer les travaux de groupes et la réalisation du projet.
 Argumenter consiste à soutenir ou à contester une opinion, une thèse sur un thème ou un sujet, mais aussi à agir sur le destinataire en cherchant à le convaincre ou à le persuader. Le locuteur tient généralement compte de thèses différentes des siennes, avec lesquelles il entre en discussion dans une délibération, solitaire ou collective. Cela étant, le débat peut être entamé et les élèves en exprimant leurs points de vue les soutiendront par divers procédés dont
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l’exemple, le registre de langue qui devront être adaptés au niveau du destinataire. L’exemple, dans les deux textes « Comment reconnaître le racisme ? » et « Le racisme expliqué aux lecteurs du Monde » de T. Bendjelloun, est au service de l’argumentation et varie en fonction de l’interlocuteur (son âge, son niveau d’instruction, son milieu social, etc.) et de l’enjeu du discours développé (éduquer, par exemple). Pour convaincre, celui qui argumente fait appel à la raison, aux facultés d'analyse et de raisonnement du destinataire pour obtenir son adhésion réfléchie. -  II formule une thèse. -  II présente des arguments, c'est-à-dire des éléments de preuve destinés à étayer ou réfuter cette thèse -   II illustre ces arguments par des exemples (personnels, historiques, littéraires ou culturels; citation, anecdote, récit, fable, mythe...). Le professeur pourra, par un travail sur la langue (champ lexical, champ sémantique domaines de références, etc.) établir une comparaison entre les deux textes pour faire ressortir l’impact de cette adaptation sur l’efficacité de l’argumentation. C’est ce qui explique que ces deux textes sont regroupés et ne font l’objet que d’une seule rubrique  « faire le point » et débouchent sur une seule activité de production prenant en charge ces différents aspects. Dans le deuxième texte « Le Titanic et les O.G.M. » de J.C. Membre, la comparaison permet d’établir des liens entre une situation connue, avérée et/ou vécue et une autre dont on veut convaincre des avantages ou des inconvénients. Le renvoi à ce qui existe déjà et dont l’interlocuteur est convaincu (Le Titanic est au fond des mers, il y a eu naufrage, donc tragédie) donne la possibilité de mieux placer les arguments et de convaincre facilement. Celui qui  argumente ordonne ses arguments dans le cadre d'un raisonnement (inductif, déductif, critique, dialectique, concessif, par analogie, par l'absurde...) et d'une progression argumentative où ils sont souvent articulés entre eux par des connecteurs logiques.  Le texte « Faut-il dire la vérité au malade »   de P. Viansson Ponte et alii, a été sélectionné pour le prise en charge de cet aspect du discours argumentatif. Ce texte offre l’avantage d’une structure  14
clairement identifiable et que nous appelons, dans le manuel, « circuit argumentatif »