Séquence2

                                                               Séquence2 


: Interpeller son interlocuteur, concéder, réfuter, ironiser. Le locuteur doit faire en sorte que ses destinataires se sentent concernés par le discours. II est ainsi conduit à multiplier les adresses aux destinataires en utilisant fréquemment le « tu » ou le « vous », en les prenant à témoin de ce qu'il dit, par exemple au moyen d'interrogations, de questions oratoires ou questions rhétoriques (fausses questions dissimulant en fait une affirmation).  II peut tenter de soutenir l'intérêt de son propos en utilisant des anecdotes ou des exemples frappants. Suivant le contexte, il amusera le destinataire par des plaisanteries ou des traits d'esprit, ou le choquera par des formules volontairement provocantes. Le texte «  La crise des certitudes » de Paul Valéry se prête à une exploitation pour mettre en évidence et montrer aux élèves les procédés utilisés pour réaliser l’intention communicative du locuteur (l’auteur) et l’enjeu de son discours. Le choix des mots, des arguments, les situations évoquées, les oppositions établies feront l’objet d’un questionnement pour montrer leur fonction et leur rôle dans le développement du discours en vue de mieux convaincre ou persuader.  Cette intention communicative et cet enjeu devront apparaître dans l’expression écrite proposée à la suite de ce texte et dans laquelle l’élève réinvestira les procédés et les figures de style étudiés dans le texte.    La lettre de J. J. Rousseau présente la concession : l’auteur commence par accorder quelque crédit aux arguments adverses, pour défendre ensuite plus librement ses propres arguments. Cette stratégie lui permet de défendre avec plus de vigueur sa thèse et de rejeter totalement ou en partie la thèse adverse. Le texte de G. de Maupassant s’élève contre les militaires qui jugent la guerre nécessaire et bénéfique. Le professeur pourra aborder l’argumentation construite sur la réfutation et l’argument d’autorité. L’argument d’autorité est la « thèse » de V. Hugo que Maupassant cite et qu’il oppose à celle de de Moltke. La thèse adverse (celle de de Moltke est traitée avec sévérité. En relevant les champs lexicaux antagonistes du bon et du mauvais et en étudiant leur mise en relation le professeur disposera d'un bon moyen d'approche de ce type d'argumentation.