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Cette prise de position se retrouve, de manière explicite, chez M Yousfi dans le texte «  Histoire du 8 Mai 1945 ». Le texte s’inscrit  dans la typologie narrative, aucun indice ne renvoie à l’auteur, il est apparemment effacé. Néanmoins, l’exploitation lexicale révèle un enjeu : « raconter pour exprimer son point de vue. ». Les adjectifs et les adverbes caractérisant les différentes actions, le lexique utilisé rendent comptent de la présence du narrateur et de son intention. A titre d’exemple, le verbe « avouer » et « témoigner » revêtent deux sens déterminants dans l’intention communicative : « avouer » une faute, une erreur, une injustice ; cet aveu justifie la provocation ; de verbe introduit le discours d’un représentant de l’ordre colonial. « Témoigner » de ce que l’on a vu, entendu, vécu ; « témoigner » prend, ici, le sens d’intervenir pour rétablir une vérité, un droit, et ce témoignage est l’œuvre d’un Algérien. Même si aucun indice linguistique ne signale la présence de l’auteur (le « je » n’apparaît pas dans le texte) on peut dire (et la dernière question de l’analyse y aide) qu’elle est fortement marquée par les procédés linguistiques et stylistiques adoptés : Le discours, de par son enjeu, est argumentatif. Les production  écrite et orale vont dans le même sens et permettront au professeur d’étoffer ces activités par un travail sur la langue (dans un cadre textuel typologiquement marqué au plan narratif sous-tendu par un enjeu spécifiquement orienté vers la persuasion).  L’expression des sentiments, de l’émotion vécue lors de l’événement prises en charge par un champ lexical approprié et une caractérisation (des lieux, des personnages, des actions, de l’ambiance, etc.) méliorative ou péjorative (selon l’effet recherché) sont à mettre en évidence à partir de l’analyse des textes «  Le 1er Novembre à Khenchela » de S. BOUBAKEUR et « Femmes algériennes dans les camps » de M. KADDACHE et à exploiter dans le cadre du réinvestissement en expression écrite. Séquence 3 : analyser et commenter un fait d’histoire.    La séquence 3 constitue la parachèvement du travail envisagé sur l’objet d’étude prescrit par le programme : la relation des faits et la manifestation de l’esprit critique. En fait, il s’agit de superposer les deux niveaux dans un énoncé appartenant au type expositif.  Les textes proposés dans cette séquence se distinguent des précédents par le fait qu’ils proposent une analyse d’un événement historique